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مقالات أكاديمية

مداخلات ندوة بيت الحكمة

تونس 13/ 18 مارس 2006 

                                       محاضرات ألقيت باللغة  العربية


 

La conception de la prophétie chez Ibn Khaldun et son rapport avec la philsophie arabe classique

Par Abdelali Elamrani-Jamal (CNRS, Paris)

 

Le concept de prophétie (al-nubuwwa) excédant dans la tradition philosophique classique de l’Islam le thème de la divination ou de la pratique théurgique de l’Antiquité tardive grecque trouve son élaboratioon philosophique depuis al-Farabi et surtout depuis Ibn Sina à la confluence de deux secteurs de la philsophie, la psychologie et la théorie de la connaaissance et de la politique. Les derniers chapître du livre X de la Métaphysique du Shifa d’Ibn Sina, repris littéralement s dans la Najat, affirment la nécessité de la prophétie pour la subsistance de l’espèce et du fondement de la législation dans l’ordre de la sagesse divine et de la justice dans les Cités. Dans le traité de l’âme du Shifa (Vè partie), la doctrine des sens internes et de la perception animale conduit dans l’ordre de la psychologie à la reconnaissance de trois modes de la prophétie: par les puissances perceprives et l’imagination, par les puissances motrices et par l’Intellect  (note 1, voir A.Elamrani-Jamal, “de la multiplicité des modes de la prophétie chez Ibn Sina,” dans Etudes sur Avicenne”, Paris 1984, pp.125-142.)

Ibn Khaldun, bien que déclarant la nullité de la philosophie, nous semble,  avec plus ou moins de rigueur, l’héritier de cette traditon,  lorsqu’il fait du thème de la prophétie, une des prémisses (la sixième) du premier chapitre de son ouvrage al-Muqaddima, relatif à la réalité de la communauté humaine (al-’umran al-bashari) et qu’il la fonde conceptuellement à partir de l’exposition de la doctrine des sens internes et de la psychologie d’Ibn Sina.

Dans ce qui suit, nous essaierons de montrer les emprunts d’Ibn Khaldun à la conception de la prophétie dans la tradition de la philosophie arabe classique d’une part, et d’en mesurer la cohérence interne étant donnés ces emprunts et leurs organisation à une période tardive par rapport à la genèse de la doctrine chez les philsophes.

I.         La doctrine des sens internes et la description du processus de la révélation.

Le chapître concerné dans la Muqaddima, p.91 et ss.(pp. 398-436 éd. Wafi) constitue la sixième prémisse du livre I.

Le chapître est divisé en deux parties

Informations sur ceux qui perçoivent (المدركين)  ou attteignent par nature et par exercice, et  l’on doit en faire précéder le disscours sur la révélation et le songe ou la vision.jusqu’à p.95

 La deuxième partie explique (تفسير)la vérité de la prophétie d’après les exposés de nombreux savants véridiques (المحققون)

Il faut remarquer que les auteurs dont il s’agit peuvent être les philosophes

Mais il faudrait interpréter le terme à la lumière de l’usage qu’en a fait un successeur des philosophes classiques et prédécesseur d’Ibn Khaldun, Abd al-Haqq Ibn Sab’in.

Ibn Khaldun donne des caractéristiques générales des enseignement des prophètes, mais les exemples singuliers sont exclusivement empruntés à la tradition de l’Islam avec les témognages recueillis dans les ouvrages classiques de la Sunna.

D’abord les signes et les enseignements

ensuite les miracles selon les théologiens, mu’tazilites et a’sh’arites, puis selon les”sages”   الحكماء

enfin les caractéristiques de la nature des envoyés:

la révélation et ses manifessstations

absence (=sosutraction à la condition humaine commune) pour le contact avec الملك الرو حانى

puis le son et le   sceptrre, avec les témoignages pour le prophète Muhammad de Khadija

leur nature bonne avant la révélation

La description de l’organisation anatomique des puissances perceptives et motrices en l’homme est préparée dès le début du chapitre chez Ibn Khaldun par son exposé synthétique des règnes du monde naturel de la génration (‘aalam al-takwiin), minéral, végétal, animal, de leur succession pour aboutir à l’homme et de l’existence d’une cause spirituelle (mu’atthir rawhani) qui agit en eux.

La différence spécifique de l’espèce humaine étant la pensée délibérative et la volonté, l’exposé du procès de perception  et de cognition dans l’âme humaine devient nécessaire pour l’explication de la nature de son contact avec cette cause spirituelle.

Comparaison de la théorie des sens internes chez Ibn Khaldun et Avicenne.

Nous pouvons rappeler brièvement la division des facultés internes chez Ibn Sina pour la comparer terme à terme avec celle d’Ibn Khaldun.

Je reprend ici l’exposé de la doctrine des sens internes de mon article: “de la multiplicité des modes de la prophétie chez Ibn Sina”

L’âme animale selon Avicenne dispose de deux groupes de puissances; perceptives, mudrika et motrices, muharrika. Chacun des deux groupes compend à son tour deux espèces de puissances:

les puissances motrices se divisent en puissaances suscitantes (al-quwwa al-baa’tha) et en puissance d’exécution ou puissance musculaire.

Les puissances perceptives se divisvent en puissances réceptives, ou conservatrices. Ce sont le sens commun (al-hiss al mushtarak), l’imagination, (al-khayal wa-l-musawwira) et la mémoire (al-mutadhakkira) et en  puissxances actives et déterminantes l’imaginative et la cogitative d’une part (al-mutakhayyila wa-l-mufakkira), l’estimatiive (al-wahmiyya) d’autre part. Une autre division des puissances perceptives introduit plus directement à la théorie générale avicenienne de la perception qui prépare sa doctrine de la prophétie. Parmi les sens internes, au delà du sens commun, certains saisissent ou conservent les formes (suwar) des objets sensibles. C’est le cas de l’imagination dont le rôle est de retenir les formes que le sens commun a reçu des objets sensibles; d’autres perçoivent ou coonservent les intensions ou idées, ma’aani, contenues dans les objets indépendemment de leurs formes sensibles. C’est le cas de l’estimative, la puissance animale dominante, qui a pour objet les intensions non perçues par les sens; ainsi la perception de l’inimitié du loup par la brebis sans le concours des sens externes. La mémoire de son coté ne perçoit que les intensions perçues par l’estimative, non les images des objets sensiibles. Les facultés internes sont localisées dans le cerveau. D’avant en arrière sont localisés le sens commun, l’imagination, la cogitative, l’estimative et la mémoire.

Comparaison avec Ibn Khaldun.

La division des facultés internes en perceptives et motrices chez Avicenne est reprise chez Ibn Khaldun, avec une différence d’appellation pour les secondes, qu’il appelle: al--faa’iliyya الفاعلية (wafi, p.407, §2) et non al-muharrika.

Dans l’ordre des sens internes vient d’(abord le sens commun (الحس المشترك) suivi de l’imagination, (الخيال). Le premier a pour fonction de recueillir la perception de l’objet dabs l’unité de sens externes; c’est le même objet pomme qui est vu, senti, touché et gouté. L’imagination conservera cette image en l’absence de l’objet. Ces deux facultés ont leur siège dans le premier ventricule du cerveau البطن الأول من الدماغ. Puis viennent l’estimative الواهمة et la mémoire الحافظة . L’estimative a comme chez Ibn Sina le rôle de percevoir les “intentions” des individus comme la férocité du loup. La mémoire sert “à la consevation des perceptions, qu’elles soitent images ou non”. Le siège de ces deux dernières facultés est le ventricule arrière du cerveau. Pour la fonction de la mémoire, Ibn Khaldun ne suit pas exactement la doctrine de la mémoire. Pour Abu Ali, comme nous l’avons signalé, la mémoire ne conserve que des intentions, non des images. Cette distinction avait son importance dans la doctrine d’Avicenne pour l’explication du mécanisme du souvenir, dans la perspective du mode de la prophétie par la faculté imaginative. En faisant de la mémoire un “réservoir de perceptions” qu’elles soitent images ou non” Ibn Khaldun, soit ne voit pas l’intérêt doctrinal élaboré par Avicenne, soit en la concevant de cette façon, aboutit à une autre conception du mécanisme cognitil et d’acquisition de la science dans son enxemble.

L’ensemble de ces quatre facultés pour Ibn Khaldun “s’élèvent ترتقى à la puixxance de la pensée discursive قوة الفكر dont le siège est dans la zone centale du cerveau”.  (p. 408, L.1_2_3)C’est la puissance par laquelle se produit le mouvement de la délibération et l’orientation vers l’intellection التعقل . Le mouvement de l’âme est par cette faculté continuellement,  en raison de ce qui en l’âme est instauré pour tendre à la libérer du poids de la puissance et de la préparation القوة والإستعداد appartenant à l’humanité vers l’acte dans son intellection, s’assimilant ainsi à la plénitude supême spirituelle الملا الأعلى الروحانى

Par sa perception sans instruments corporels, l’ame se hisse au premier degré des (êtres) spirituels.

Il peut advenir que l’âme s’extraie totalement de l’humanité et de sa spiritualité sans acquisition progressive, pour l’état angélique, à l’horizon suprême, mais seulement par la nature (الجبلة) et la disposition que Dieu a mis en elle.

Cette description succinte des étapes de la connaissance humaine, inspirée de la psychologie du Shifa d’Avicenne aboutit à une classification des âmes humaines en trois catégories.

une espèce qui par nature est incapable d’atteindre l’état de  perception spirituelle. Elle est orientée naturellement vers les perceptions inférieures sensorielles et imaginatives, composant les intentions issues de la mémoire et de l’estimative selon des règles définies et un ordre particulier. Elle acquiert ainsi les scineces conceptuelles et déductives propres à la pensée dans le corps.

C’est là le domaine de la perception humaine corporelle. C’est aussi la limite de la connaissance des savants et leur terrain sûr. (p.408). 

Une espèce est orientée par ce mouvement de la pensée discursive vers l’intellect spirituel et la perception qui n’a pas recours aux organes corporels. Le champ de sa perception est plus large que celui donné par les premiers principes à la perception humaine de premier ordre. Ce sont là les perceptions des savants et des intimes de Dieu, une conscience intuitive (وجدان) acquises après la mort par les bienheureux dans l’Isthme (البرزخ)

Une espèce disposée naturellement à s’extraire de l’humanité dans sa globalité, de sa corporéité et de sa spiritualité vers l’horizon suprême des anges. En un clin d’œil, l’indivudu de cette espèce devient ange en acte. Il advient en lui la contemplation de la plénitude suprême (الملا الأعلى). En ce court instant, il entend la parole animée et le discours divin الكلام النفسانى والخطاب الإلاهي

Ce sont là les prophètes, que les prières de Dieu soient sur eux.

Trois ordres de la connaissance peuvent être identifiés chez Ibn Khaldun: la connaissance des savants usant de l’instrument psychologique de la pensée discursive liée au corps; la connaissance des intimes de Dieux purement spirituelle, la conscience intuitive وجدان ; et la connaissance des prophètes qui est au dela du corps et de l’esprit,  dont l’objet est la révélation وحي

Cette classification appellent plusieurs remarques.

Ibn Khaldun ne semble pas admettre de seuils de transition entre les trois ordres de connaissance. Le domaine de la connaissance discursive et par suite de la science humaine peut être assuré par la disposition conceptuelle et déductive des sciences de la nature, voir aussi mathématiques.

Ce qu’Ibn Khaldun appelle “Intellect spirituel instrument العقل الروحانى  de la connaissance du second ordre ne suppose aucune continuité avec l’intellection spéculative de la connaissance du premier ordre.

A son tour l’ordre de connaissance dans l’état de la révélation est absolument transcendant vis-à-vis des connaissances qu’il appelle corporelle -la connaissance liée à la pensée discursive- et la connaissance spirituelle, celle de la conscience intuitive des intimes de Dieux. Le Prophète “devient ange en acte”. Son retour à la condition de la psychologie humaine est la nécessité de la communication de son message, et non une donnée de sa condition de prophète.

 Bien que cette répartition des trois niveaux de la connaissance ne corresponde exactement à aucune doctrine particulière chez les philosophes antérieurs, on pourrait de loin la rapprocher de celle d’Ibn Tufayl, qui admettait l’hétérogénéité des niveaux de la connaissance spéculative, celle à laquelle se serait arrété Ibn Bajja et qu’il n’aurait pas dépassée, et celle des intimes de Dieu (al-‘awliya’) qui jouissent d’une connaissance dite savoureuse (dhawqiyya) qu’Ibn Tufayl affirme partager avec les Soufis, Avicenne et al-Ghazali.

Cependant une différence de taille demeure : Ibn Tufayl faisait de la connaissanc spéculative une étape préalable nécessaire, sauf exception, à la connaissance savoureuse.

Les emprunts à la philosophie constatés et la comparaison avec d’autres tendances chez ses prédécesseurs, notamment andalous imposent l’examen d’un autre chapitre de la Muqaddima pour mieux cerner l’élaboration de cette conception de la prophétie chez Ibn Khaldun.

Le chapitre 24 du livre VI, L’exposé et la condamnation critique de la philosophie.

les caractéristiques de la philosphie

ـ علوم عارضة فى العمران كثيرة فى المدن

ـ  الوجود كله الحسى  منه  وما وراء الحسي تدرك أدواته وأحواله بأسبابها وعللها بالأظار الفكرية والآقيسة العقلية

ـ تصحيح العقائئد الإمانية من قبل النظر لا من جهة السمع   فإنها بعض من مدارك العقل،  

Ce qui est décrit par la suite et rejeté, c’est l’ordre de la connaissance de la physique à la Métaphysique par l’instrument de la logique et l’aboutissement à une cosmologie intellectualiste supposant l’ordre des sphères douées d’âmes et  d’intellects.

La critique, (p.516 l.2-3-4)

Rattacher tous les êtres au seul intellect premier dont ils se contentent pour s’élever au Nécessaire (Dieu) est une réduction dans l’ordre de la création de Dieu. L’être en effet est d’une plus large étendue que cela. Dieu crée ce dont vous n’avez pas de savoir. (Coran)

Il arrive qu’Ibn Khaldun fasse une critique positive. Ainsi en ce qui concerne la physique, la correspondance entre les conclusions mentales, obtenues par définitions et raisonnements et ce qui existe à l’extérieur n’est pas certaine car ces conclusions sont des jugements mentaux universels et généraux alors que les êtres extérieurs sont particularisées par leurs matières. Or il se peut que dans les matières il existe ce qui empêche la correspondance entre le mental  universel et le singulier extérieur” (p.516, ll.10-11)

Plus loin, du fait que notre connaaissance dépend de la psychologie (et l’allusion est faite à la vision dans le songe), alors, nous ne pouvons avoir qu’une connaissance de l’ordre de l’opinion et non de la certitude.

La question du bonheur, terme de la connaissance, n’est pas le fait de la spéculation. (p.517), “Cette perception n’est acquise ni par spéculation, ni par savoir, mais par la levée du voile du sens et l’oubli de toutes les perceptions corporelles. Les soufis d’ailleurs entendennt souvent par l’acquisition de cette perception, l’acquisition de cette allégresse. Aussi essaient-ils par l’exercice d’anéantir (de faire mourir) les puissances dépendant du corps et leurs perceptions, jusqu’à la faculté de la pensée discursive dans le cerveau.”.

Revenant au philosophes (il y a dans ces perceptions des choses communes aux philosophes et aux soufis), il nie leur prétention à obtenir ces perceptions par des des preuves et des démontrations rationelles, car celles-ci sont des perceptions d’ordre corporel. Elles résident  en effet dans les  puissances cérébrales, l’imagination, la pensée discursive et la mémoire”

“Quant à nous disons que la première chose qui importe pour l’acquisition de cette perception, c’est de faire mourir toutes ces puissances cérébrales, car elles la contrarient (منازعة له)    

Ils attribuent cela à la jonction avec l’intellect agent.

“Ce que veut dire Aristote et ses compagnons par la jonction avec l’intellect agent et cette perception, la  perception qu’à l’âme par elle-même et sans intermédiaire. Or cela n’advient (c’est la thèse d’Ibn Khaldun) que par le l’extraction du voile du sens.

Quant à leur prétention que l’allégresse qui résulte de cette perception soit le bonheur même, est également nulle, car ce qui apparait par ce qu’ils ont établi, que derrière le sens, il y a de part l’âme une autre perception sans intermédiaire, qu’elle se réjouit par sa perception d’une puissante joie, mais cela ne nous indique pas que c’est là, nécessairement le  bonheur même de l’au delà. Ce n’est simplement que l’un des plaisirs de ce bonheur.

Pour Ibn Khaldun, l’être est plus large que notre capacité de le circonscrire. الوجود أوسع من أن يحاط به

La reconnaissance de fruit de la philsophie, c’est l’entrainement au raisonnement et à la démonstration.

Mais la dernière recommandation du chapitre, c’est que celui qui veut s’y adonner aura auparavant largement puisé dans les sciences de la loi religieuse.

وليكن نظر من ينظر فيها بعد الإمتلاء من الشرعيات والإطلاع على التفسير والفقه ولا يكبن أحد عليها وهو خلو من علوم الملة.

C’est sans doute cela qu’il fait lorsqu’il expose avec les outils de la psychologie d’Ibn Sina, sa doctrine de la prophétie.

 

Conclusion :

L’on peut affirmer que la doctrine de la prophétie d’Ibn Khaldun doit à la psychologie de la connaissance de la tradition philosophique arabe. Cependant la critique radicale à l’égard de la philosphie (livre VI, chap.24) laisse une sorte de hiatus entre l’élaboration conceptuelle des philosophes et la reconstruction à postériori, sous forme d’exposés qui ne conservent pas la rigueur théorique chez Ibn Khaldun.

Lorsqu’il refuse la construction cosmologique qui établit la séparation d’un Intellect auquel se joint l’intellect du prophète chez selon les philosophes et qu’il substitue à ce contact avec un Intellect agent, « la levée du voile du sens », l’on ne voit pas quelle mécanisme psychologique est en œuvre, alors qu’il admet l’ordre des facultés psychologiques ordonnées par Ibn Sina.

Il semble, comme le rappelait sa dernière recommandation du chapitre condamnant la philosophie, que son point de départ pour concevoir en termes analytiques le phénomène de la prophétie était sa science première de la Loi religieuse. Ainsi, les données qu’il pouvait recueillir, par son savoir étendu de toutes les traditions théologiques (Kalam), soufi, et philosophique lui servaient d’illustration et d’explication et non de fondements doctrinaux de la prophétie dont le modèle et la vérité étaient ceux de la prophétie Muhammadienne.

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note 1 : voir A.Elamrani-Jamal, “de la multiplicité des modes de la prophétie chez Ibn Sina,” dans Etudes sur Avicenne”, Paris 1984, pp.125-142.)

 

 

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